jeudi, 10 septembre 2009

Australie - Angleterre (10-12) : L'Angleterre reste debout

Rejouer la finale de 2003, quoi de mieux pour entamer la série des Quarts de finale ? Cette fois-ci les Australiens étaient les grandissimes favoris, mais les Anglais ont fait mentir tous les bookmakers de l’Ovalie. Quelques peu fébriles, les Wallabies ont donné les clés du match à leurs adversaires en perdant de nombreux ballons.

Les Australiens ont parfois montré de quoi ils étaient vraiment capables, mais ces moments fugaces mis à part, ils n’ont jamais trouvé leur rythme. Le talent du jeune prodige Berrick Barnes n’a rien pu faire pour sauver l’équipe du naufrage.

Leur pack constituait un atout de poids, mais la puissance anglaise a eu raison de sa prestation déplorable. Pourtant, le rugby australien avait réalisé ces dernières années des progrès immenses dans ce secteur du jeu.

Leur entraîneur avait peut-être oublié le lot de pilules de caféine que les joueurs prennent d’habitude avant d’entrer sur la pelouse, et qui leur assure un bon début de match avant que l’adrénaline prenne le relais.

Côté anglais, cette qualification est une véritable surprise. Il y a deux semaines, ils perdaient 36-0 contre l’Afrique du Sud, et partaient à peine favoris face aux Tonga. A Marseille, les Wallabies ont affronté une toute autre Angleterre, dont le seul tort est le compteur d’essai vierge. La ligne arrière est restée debout, solide et solidaire malgré la vélocité et la puissance australienne. Les essais vendangés de Mike Catt et Paul Sackey laisseront même un goût d’inachevé.

Et bien sûr, chapeau bas à Sir Johnny Wilkinson, qui entre dans la légende aujourd’hui au titre de meilleur marqueur de l’Histoire de la Coupe du monde.

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Maintenant on sait comment il faut faire : conquête, conservation du ballon, jeu au pied. C'est pas très fun mais ça marche. Tant pis pour le french flair. Allez les bleus !